En général je traite toutes les pistes séparément. Une fois que c'est fait, un mastering n'est plus vraiment nécessaire.
Dans Ableton Live, un effet que j'utilise presque systématiquement est Ghost Master, un plugin de Reaktor tellement vieux qu'il n'est plus disponible sur leur site ^^. C'est une combinaison de filtres et de disto, ça permet de bien isoler chaque piste au niveau des fréquences, tout en donnant plus de punch. Je n'ai jamais rien trouvé d'aussi efficace jusqu'à présent. Sinon les plugins de mastering d'Arturia font le job aussi aussi: Bus Exciter, Bus Force, Bus Peak. Ils ont aussi plusieurs compresseurs. J'ai aussi Kraftur de Soundtheory. C'est sensé amener les pistes au max de leur puissance sans saturer. Mais je ne l'ai jamais trouvé convaincant. Pas plus que Ozone Elements. Ca fonctionne bien pour certains styles bien définis (metal, techno, house, etc), mais dès qu'on sort un peu des clous on le perd complètement. Cela dit je ne maîtrise pas à fond, il y a peut-être des trucs qui m'échappent...
Je mixe aussi parfois sur iPad, et là aussi c'est piste par piste. J'utilise beaucoup Bark Filter de Virsyn, ou Woot de Bram Bos. Ce sont des compresseurs multi-bandes qui donnent beaucoup de punch. Aussi Barricade de Toneboosters (c'est un limiter + un compresseur).
Quelle que soit la plateforme, j'arrive toujours à "trop de brols" dans mon mix. Le gros du boulot est donc toujours d'enlever de la matière. Par l'équalisation (retirer les basses des sons qui n'en ont pas besoin, et parfois inversément: retirer des aigus des sons de basse). Par la stéréo (bien séparer des pistes qui jouent dans les mêmes fréquences), et aussi en supprimant des parties de pistes (souvent il y a des répétitions qui ont peu d'intérêt et qui encombrent le morceau). Pour donner plus de vie aux parties non-rythmiques, je crée aussi des mouvements de stéréo, manuellement ou via un plugin (il y en a plein).