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Projets d'écriture

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    Un Ancien Utilisateur
    a écrit sur dernière édition par Un Ancien Utilisateur
    #1

    En vrai je suis plutôt écrivain pas musicien du tout..

    Mais j'ai un problème: écrire quoi ?

    Dans la musique tout est déja écrit il suffit de continuer. On pourrait réduire la production musicale à quelques morceaux par genre: tous les autres en sont des précurseurs, ou des modulations, plus ou moins fidèles ou innovantes.

    Mais écrire un morceau qui ne ressemble à aucun, qui ne part de rien, c'est devenir inaudible.

    Le langage des mots lui, est constamment à reconsidérer, filtrer, peser, reconstruire.. Tous les efforts pour le codifier, pour le fixer, le rendre prévisible et reproductible, signent sa mort future ou sa dénaturation.

    La poésie annihile le sens. La prose va détruire la musique. Le dictionnaire séquestre les mots. Les langues les rendent étrangers. La grammaire les distort, l'orthographe les contraint. Le discours les jette. La pensée s'y corrompt, la littérature les aligne comme des caveaux dans les rangs d'un cimetière. La phonétique les singe. L'étymologie les déshabille, les renvoit aussitot dans l'abstraction d'où ils sont venus.

    Pas de matière plus instable et brute que le langage et ses intentions, pas de martingale, pas de synthétiseurs ni de limiteur, pas de suite d'accords ni de cercle des quintes. Juste quelques formules et méthodes, pour le ralentir, le rendre digeste, présentable ou désirable.

    Un mot bombe ne peut pas être compressé, sinon il devient un pétard mouillé. Un mot doux ne peut pas être amplifié, sinon il disparait.

    Le silence l'expression la plus radicale du langage ne tolère aucune rédaction. Les émotions elles font baver les mots les uns sur les autres, fondus par l'inverbal bouillant d'où ils émergent un jour.

    La technique forge des mots qui s'accumulent sans cesse, comme des outils qu'on garde dans un garage au cas où, jusqu'à ce qu'ils soient obsolètes. La politique travestit les mots jusqu'à ce qu'ils se renient parfaitement eux-même. Le chatbot le plus poussé ne considère que les relations qu'ils ont entre eux pour les recopier. La culture elle les glorifie comme si ils étaient une fin en soi, alors qu'il ne sont que des messagers.

    Alors peut-être qu'écrivain sans oeuvre c'est le meilleur hommage fait au langage.

    Mais si c'était pas le cas. Ecrire quoi, pourquoi, pour qui.

    J'ai pas d'idée. Et vous

    LoposumL 1 réponse Dernière réponse
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      Un Ancien Utilisateur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      fungus ft suno models - page blanche.mp3

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      • ? Un Ancien Utilisateur

        En vrai je suis plutôt écrivain pas musicien du tout..

        Mais j'ai un problème: écrire quoi ?

        Dans la musique tout est déja écrit il suffit de continuer. On pourrait réduire la production musicale à quelques morceaux par genre: tous les autres en sont des précurseurs, ou des modulations, plus ou moins fidèles ou innovantes.

        Mais écrire un morceau qui ne ressemble à aucun, qui ne part de rien, c'est devenir inaudible.

        Le langage des mots lui, est constamment à reconsidérer, filtrer, peser, reconstruire.. Tous les efforts pour le codifier, pour le fixer, le rendre prévisible et reproductible, signent sa mort future ou sa dénaturation.

        La poésie annihile le sens. La prose va détruire la musique. Le dictionnaire séquestre les mots. Les langues les rendent étrangers. La grammaire les distort, l'orthographe les contraint. Le discours les jette. La pensée s'y corrompt, la littérature les aligne comme des caveaux dans les rangs d'un cimetière. La phonétique les singe. L'étymologie les déshabille, les renvoit aussitot dans l'abstraction d'où ils sont venus.

        Pas de matière plus instable et brute que le langage et ses intentions, pas de martingale, pas de synthétiseurs ni de limiteur, pas de suite d'accords ni de cercle des quintes. Juste quelques formules et méthodes, pour le ralentir, le rendre digeste, présentable ou désirable.

        Un mot bombe ne peut pas être compressé, sinon il devient un pétard mouillé. Un mot doux ne peut pas être amplifié, sinon il disparait.

        Le silence l'expression la plus radicale du langage ne tolère aucune rédaction. Les émotions elles font baver les mots les uns sur les autres, fondus par l'inverbal bouillant d'où ils émergent un jour.

        La technique forge des mots qui s'accumulent sans cesse, comme des outils qu'on garde dans un garage au cas où, jusqu'à ce qu'ils soient obsolètes. La politique travestit les mots jusqu'à ce qu'ils se renient parfaitement eux-même. Le chatbot le plus poussé ne considère que les relations qu'ils ont entre eux pour les recopier. La culture elle les glorifie comme si ils étaient une fin en soi, alors qu'il ne sont que des messagers.

        Alors peut-être qu'écrivain sans oeuvre c'est le meilleur hommage fait au langage.

        Mais si c'était pas le cas. Ecrire quoi, pourquoi, pour qui.

        J'ai pas d'idée. Et vous

        LoposumL En ligne
        LoposumL En ligne
        Loposum
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        @funge a dit dans Projets d'écriture :

        Ecrire quoi, pourquoi, pour qui.

        Je suppose que comme toute création artistique, ce sera avant tout écrire pour soi. Pour le processus, parce qu'on a besoin d'écrire et on le canalise dans une œuvre.
        La forme et le fond t'appartiennent. Tu es Dieu lorsque tu écris. Tu as le pouvoir absolu sur l'univers et les personnages que tu décris.

        Le propos va dépendre de ce que tu vas te donner comme attente.
        Tu peux partir d'une idée qui t'es chère et que tu aimerais véhiculer au Monde qui te lira. L'enrober à ta sauce.
        Tu peux imaginer une histoire, dans laquelle tu prendras plaisir à faire évoluer des personnages aux caractères et passés/ aspirations qui te parlent.
        On a besoin d'histoires, de nouvelles histoires, sans cesse.

        What a better time than now !

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        • baboostB Hors-ligne
          baboostB Hors-ligne
          baboost
          a écrit sur dernière édition par baboost
          #4

          Je pense qu'on pas besoin d'avoir des "choses à dire" pour s'exprimer artistiquement. Si tu sens cette énergie indomptable bouillir en toi alors elle doit sortir sous n'importe quelle forme, laisse la exploser. J'ai des angoisses, des peurs, des colères, des indignations, des joies mais je suis incapables de les formuler de façon intelligible et cohérente dans mes tentatives d'expressions artistiques. Néanmoins je sens que ces émotions sont la base de mes pulsions créatrices.
          Si tu as une audience ou non c'est pas important. Faire des choses pour soi c'est bien. Je n'adhère pas du tout au truc de "L'art ça doit se partager, ça ne doit pas rester dans ta chambre ou ton atelier etc...". C'est chouette de caresser son égo, ça aide parfois, ça fait du bien, mais ça ne doit pas être une drogue ou un but en soi.

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          • S Hors-ligne
            S Hors-ligne
            stupideast
            a écrit sur dernière édition par stupideast
            #5

            j'avais lu dans un texte ancien de l'ermite Pelagius une sentence du genre "l'écriture est la dernière médiation". Cela signifie que dire, enfin écrire, brise la magie, soit la connaissance acquise par l'expérience et donc le temps et un maximum de rapport aux choses. C'est pourquoi l'art doit être expliqué et contextualisé, ce n'est pas pour nous, c'est pour l'autre. On veut dire quelque chose et, on veut se faire comprendre. Il ne s'agit pas d'ego, à la base, mais la société contemporaine est à la limite d'oublier totalement ces formes de dialogues. Pour en revenir à la magie il y a un concept clef qui est l'initiation, c'est à dire qu'il y a un chemin (ou des voies) qui mènent à la compréhension d'une connaissance. Il n'y a pas d'illumination mais des illuminations, des étapes. Retour à l'art, comment comprendre Rothko ? On peut être sensible à la représentation immédiatement mais le contenu nous échappe si on ne suit pas un processus de connaissance. On pourra filer direct de Giotto à Rothko et puis relier tout ça au reste du monde. Plus on saura et mieux on pourra comprendre.
            La difficulté c'est donc de se faire comprendre sans dire. Il y a la poésie et c'est une voie cryptique, d'initié. Il y a aussi et par exemple la voie de Ursula Le Guin qui, en racontant un conte offre une initiation à la magie taoïste. C'est une voie parabolique. Je pense qu'écrire dans ce cas c'est vouloir aider l'autre, lancer une brindille dans la mare pour qu'un insecte s'y agrippe. Ecrire pourquoi? Pour aider ou pour montrer. Pour qui? Pour quiconque s'accrochera à la brindille, pour qui en aura besoin.
            https://journals.openedition.org/medievales/1476?lang=en

            PACA DEGUEU SENILE JE TE HAIS

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              Un Ancien Utilisateur
              a écrit sur dernière édition par Un Ancien Utilisateur
              #6

              J'écris que sous la menace ou l'euphorie.

              Ma prose m'amène surtout de la violence comme sur ces forums ou de l'incompréhension totale.

              Parce que ce qui m'interesse et me préoccuoe c'est la montagne de refoulé qui nous tombe sur la tête, ces incohérences élevés en dogmes, et cette comédie qu'on doit jouer sans cesse et que personne ne veut interrompre.

              Alors ça n'interesse personne et quand ça l'est c'est pour me déclarer la guerre.

              Ecrire des histoires pour mes mots c'est toujours en dessous de la vérité, c'est ajouter du fake sur du bluff comme dans le cinéma, alors qu'il y a déja tout dans le réel, caché dans une boîte qui doit rester fermée, gardée comme nos prisons.

              C'est ceux qui nous en font oublier l'existence qui captent l'attention, pas ceux qui ouvrent la boîte puante, où s'accumule l'gnorance comme des étrons enrobés dans du PQ de certitudes.

              C'est peut être quand la boite débordera de partout que mes mots trouveront leur place, ils doivent bien servir à quelque chose.

              Ils passent étonnament bien en musique sinon, même si suno en écorche quelques uns , à force de l'écouter j'ai l'impression.que c'est écrit par quelqu'un d'autre, ça met une distance qui libère pas mal d'espace.

              LoposumL 1 réponse Dernière réponse
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              • S Hors-ligne
                S Hors-ligne
                stupideast
                a écrit sur dernière édition par
                #7

                je n'ai trouvé aucune place (confortable) dans le monde de l'art, ni dans l'amateurisme internet, ni même dans l'ondegronde
                je ne dessine ni ne peins ni ne grave plus rien
                les motifs sont dans les arbres ou dans le béton, ça me contente, plus besoin de les montrer
                je ne pense pas que l'art doive nécessairement être un combat entre artistes
                ceux qui parviennent à communiquer sont finalement ceux qui ne participent pas au combat
                il faut savoir rester loin, élargir la perspective spatiotemporelle, c'est un travail de durée

                PACA DEGUEU SENILE JE TE HAIS

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                  ? Hors-ligne
                  Un Ancien Utilisateur
                  a écrit sur dernière édition par
                  #8

                  Quand je prend de la marijuanga, les sons me caressent en me traversant, le silence se transforme en une musique éthérée, les couleurs me touchent, les arbres ont l'air de danser sous le vent, un coin de mur devient un univers, un morceau entendu mille fois devient inédit

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                  • ? Un Ancien Utilisateur

                    J'écris que sous la menace ou l'euphorie.

                    Ma prose m'amène surtout de la violence comme sur ces forums ou de l'incompréhension totale.

                    Parce que ce qui m'interesse et me préoccuoe c'est la montagne de refoulé qui nous tombe sur la tête, ces incohérences élevés en dogmes, et cette comédie qu'on doit jouer sans cesse et que personne ne veut interrompre.

                    Alors ça n'interesse personne et quand ça l'est c'est pour me déclarer la guerre.

                    Ecrire des histoires pour mes mots c'est toujours en dessous de la vérité, c'est ajouter du fake sur du bluff comme dans le cinéma, alors qu'il y a déja tout dans le réel, caché dans une boîte qui doit rester fermée, gardée comme nos prisons.

                    C'est ceux qui nous en font oublier l'existence qui captent l'attention, pas ceux qui ouvrent la boîte puante, où s'accumule l'gnorance comme des étrons enrobés dans du PQ de certitudes.

                    C'est peut être quand la boite débordera de partout que mes mots trouveront leur place, ils doivent bien servir à quelque chose.

                    Ils passent étonnament bien en musique sinon, même si suno en écorche quelques uns , à force de l'écouter j'ai l'impression.que c'est écrit par quelqu'un d'autre, ça met une distance qui libère pas mal d'espace.

                    LoposumL En ligne
                    LoposumL En ligne
                    Loposum
                    a écrit sur dernière édition par
                    #9

                    @funge a dit dans Projets d'écriture :

                    Ma prose m'amène surtout de la violence comme sur ces forums

                    J'ai pas fait attention. Où ça ? Peut-être dans les échanges sur l'IA ? J'avoue que j'en ai loupé une partie.

                    @funge a dit dans Projets d'écriture :

                    Parce que ce qui m'interesse et me préoccuoe c'est la montagne de refoulé qui nous tombe sur la tête, ces incohérences élevés en dogmes, et cette comédie qu'on doit jouer sans cesse et que personne ne veut interrompre.

                    Alors ça n'interesse personne et quand ça l'est c'est pour me déclarer la guerre.

                    Il y a toujours un public pour ce genre d'information.
                    La masse fuira ce qui remet en question l'équilibre du système dans lequel nous évoluons tous. C'est effrayant car ça nous confronte à notre impuissance (ou pas).
                    L'humain est tout à fait hackable. Et c'est le cas depuis bien longtemps.
                    Le mettre en lumière me paraît nécessaire. Mais ne t'attend pas à de la fame. Tu veux chambouler les règles du jeu donc il y aura de la résistance.
                    On a tendance à s'accrocher à nos habitudes et à vouloir rester dans un groupe social. Regarder sans fards les ficelles qui régissent nos sociétés risque de nous en extraire par rejet.

                    What a better time than now !

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