#AiScReam 『愛♡スクリ~ム!』Music Video
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Moi aussi j'ai un faible pour la j-pop
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Entre tradition et modernité
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J'ai toujours cru que les voix de ce genre étaient pitchées, Mais Itoko me dit que non ! OwO
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J'ai toujours cru que les voix de ce genre étaient pitchées, Mais Itoko me dit que non ! OwO
@naomi_wazabi j'ai croisé plein de situations au Japon où les femmes prennent une voix aiguë non naturelle pour annoncer des trucs, même en situation réelle (à commencer par la remise des bagages à l'aéroport, pour te mettre direct dans l'ambiance)
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Ah oui tu fréquentes le pays ou tu l'as déjà visité ? N'hésite pas à partager tes expériences.
Ce que vous avez remarqué est un vrai phénomène culturel, souvent lié à la culture kawaii et au concept d'omotenashi (l'hospitalité japonaise).
Pour beaucoup de femmes, cette voix aiguë n'est pas une "fausse voix", mais une politesse performative. C'est un registre appris pour paraître douce, accessible et non menaçante afin de créer une ambiance chaleureuse.
C'est une norme encore plus forte dans les métiers de l'accueil (aéroport, boutiques), mais cela reste une pression sociale qui renforce les stéréotypes de genre. C'est une stratégie de communication pour "lisser" les interactions, même si de plus en plus de Japonaises commencent à s'en affranchir.
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J'y ai passé 1 mois et demi en 3 voyages (2009 / 2010 et 2024). J'aime bien ce pays mais ma fascination est, je peux le dire, maintenant derrière moi. J'ai aimé m'y perdre jusqu'à tard dans la nuit, J'adore sa cuisine et ses restos pas chers, ses magasins de disques, son délire autour des figurines de monstres, ses magasins d'occase, ses clubs et salles de concert, ses villes tentaculaires, ses kombinis ouverts 24/24. J'aime moins les gars d'extrême droite qui vocifèrent dans la rue, J'aime moins le fait qu'absolument tout y est payant, jusqu'à ta chaise dans un bar, pas forcément cher mais payant. Au bout d'un moment, t'as l'impression de vivre dans un centre commercial géant lorsque tu es dans une grande ville (Tokyo ou Osaka) car souvent, la seule chose à faire pour un non-japonophone, c'est du shopping. L'offre culturelle s'est beaucoup réduite en 12 ans. Ce que j'avais bien kiffé en 2009/2010 a souvent disparu aujourd'hui, remplacé par des ufo-catcher ou des Gashapon partout.

Le Gundam taille 1 sur 1 d'odaiba. Juste à coté, je suis tombé ce jour là sur une Oktoberfest de mai, un concert en plein air d'idoles super naze (je l'ai regardé de loin, j'ai pas eu envie de payer pour ca) plein à craquer et un festival de la gastronomie mondial géant hors de prix et désert. -
Dans les trucs bien, j'ai vu Otomo Yoshide en live ambient dans un temple bouddhiste et j'ai passé quelques soirées mémorables dans des clubs ou bars
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J'ai passé une aprem à boire de l'alcool fort super pas cher dans une fête de quartier avec des djs qui passaient du Daft Punk: la musique était nulle mais l'ambiance géniale
un moment de cette fête de rue en vidéo -
En gros, je pense qu'on a payé le prix de l'occidentalisation. Le Japon est passé d'un pays où on pouvait se perdre dans une vie nocturne authentique et des disquaires indépendants, à une sorte de gigantesque centre commercial ultra-stylé effectivement.
C'est un peu comme en Corée du Sud dans l'absolu, mais en plus subtil. Là-bas, l'hybridation a créé une culture pop nouvelle et vivante (K-pop, etc.). Ici, l'occidentalisation a surtout stérilisé l'espace : plus de chaos, plus d'impromptu, juste du shopping, des Gachapon partout oui et une ambiance de service parfait où tout est payant effectivement.
Au final, c'est un pays super propre, sûr et culinairement génial, mais qui a perdu cette âme un peu sauvage et gratuite qu'on adorait y trouver. On a gagné en efficacité, mais on a perdu le plaisir de se perdre dans la ville.
Il y a de l'espoir, mais il faut changer de boussole. L'underground japonais ne meurt pas mais quitte les centres-villes pour les quartiers périphériques oui (Koenji, Nakano) ou les régions. Chercher les kissaten de quartier, les petits bars sans enseigne et les scènes musicales locales. C'est plus difficile à trouver, moins insta mais c'est là que le Japon survit encore.
L'underground est devenu plus discret et plus numérique. Dans le Doujinshi, l'auto-édition, c'est là que l'art le plus fou, le plus expérimental et le moins commercial vit encore, comme ici. La scène musicale indie et noise résiste aussi, dans des petits clubs de quartier.
L'art de rue et l'artisanat, c'est moin visible dans les zones touristiques, mais dans les vraies friches, les galeries de quartier et les événements indépendants (comme le Comiket ou les festivals locaux), on trouve une scène artistique vivante et très critique.
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@naomi_wazabi j'ai évité les zones touristiques sauf Shibuya, j'ai kiffé Koenji, Nakano, Shimokitazawa, Takadanobaba et Jyugaoka et je me suis perdu à chaque fois que je suis allé à Yokohama
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Ce que tu dis sur les lieux cachés est vrai, j'en ai trouvé quelques-uns (concert expé, noise) et micro expo d'artistes comme Daisuke Ichiba
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A Osaka, j'ai passé une soirée dans un bar où traînaient Oshiri Penz Penz et ove‐naxx
Les gars en revenaient pas que je les connaisse et moi j'hallucinais dans ce bar au nom étrange d'«acid & ganja -
J'y serais entré également !
Parfaite occasion pour partager encore de l'electro japonaise
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Sinon, il y a une belle commu japonaise et japanophile dans la petite ville de Colmar ou j'habite. Au bout de ma rue, j'ai un shop 100% japonais, tenu par un Français https://www.konjaku.fr/ (il est dingue de Shogi, jusqu'à être président d'un club de Shogi); il est aussi sommelier de sake, parle couramment japonais et emmène régulièrement des gens en voyage. En face de mon taf, j'ai une boulangerie dont le patron est japonais, la vendeuse japonaise et ils font d'excellents melon pan, à 50m de chez moi j'ai un resto dont la cuisinière est japonaise et j'ai pu manger des cold somen tout l'été. Je bosse avec un illustrateur qui a passé 11 ans au Japon, un photographe qui a vécu 15 ans là-bas et ce n'est pas rare que je bosse avec des médias japonais dans le cadre de mon taff. A côté de chez moi , j'ai un club de Gunpla (les gars qui fabriquent des maquettes de gundam)
Perso, je collectionne les vinyls et cds japonais et les figurines ultraman (j'en suis à 300)

et sutout, il y a ca dans ma ville : https://www.ceeja-japantech.eu/
et ca qui va ouvrir
https://www.mema-japon.eu/ -
Tu as gardé contact avec des zikos de là-bas ? Des collabs avec eux ça serait classe
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