un peu oui mais a priori les docs sont public, leur inaccessibilité est dû à leur fragilité. Grâce à ce travail on peut restituer des documents au public, soit en expo permanente/provisoire soit en consultation aux archives. Pour les expos par exemple c'est quand même vachement plus sympa qu'une repro numérique.
dans l'absolu il existe des programmes de reconstitution d'objets perdus dans les guerre par ex mais comme ce sont des programmes de recherche le temps est incompatible entre moi artisan et un labo financé par des fonds internationaux, donc pour l'instant c'est le numérique qui s'en charge. Or le numérique a des barrières théoriques, un chercheur va dire non c'est pas possible chimiquement, moi je vais dire bin tiens n'en vlà pourtant! Cet échange artisan/scientifique est quasi inexistant et c'est tout l'intérêt du projet hébraïque, entamer un dialogue.
il y a aussi 2 aspects fun, le 1er c'est d'avoir des commanditaires qui ne me laisseraient pas rentrer chez eux s'ils me croisaient dans la rue. Par ex LVMH m'appelle en plein covid, je leur explique que leur idée est illogique au revoir.
et la 2eme chose c'est l'anonymat et la la déontologie qui sont curieusement souvent plus justes que dans un registre créatif (même ondegroude) où l'on est forcé de se mettre en avant (dans le domaine visuel).